Compte-rendu de la rencontre Avenance du 07-02-02 

au sujet de la composition des menus servis dans les écoles de la Frette

 

Etaient présents: (pr= primaire; m= maternelle; AB= Aristide Briand; C= Calmette)

Mairie: Mmes Brixy(adjointe aux affaires scolaires)- Hourseau

Avenance: Mrs Dubot (responsable secteur)- Heim (cuisinier de la Frette)

FCPE: Mmes Blot (pr C)- Bretaud (pr AB)- Denamps (pr C)- Faisan (pr C)- Joubert (m AB)-  Orrit (pr C)- Picault (m AB)

UNAAP: Mmes Douy (pr AB)- Poletti (pr C)- Mr Epitalon (m AB)

Comité consultatif: Mme Rivail

Secrétaire de séance: Mme Orrit

 

Mr Dubot, responsable de notre secteur depuis novembre 2001, se présente et nous informe du fonctionnement général d’Avenance : les menus sont établis au niveau national par une diététicienne et reviennent aux secteurs pour adaptation en fonction des spécificités locales, toujours sous la surveillance d’une diététicienne. Mr Dubot nous distribue les menus prévus pour la seconde partie du deuxième trimestre.

Il insiste sur la politique d’Avenance qui joue entre le goût majoritaire des enfants pour le gras-sucré et les normes d’une alimentation équilibrée. Ceci explique la relative rareté des charcuteries par exemple.

 

Composition des menus :

Mme Douy met en perspective le décalage entre les menus prévus pour les deux prochains mois et ceux qui sont habituellement servis. Mmes Picault, Denamps, Blot et Faisan, après consultation régulière des menus depuis le mois de septembre, notent une nette amélioration sur le mois de janvier qui ressemble plus aux menus futurs qu’à ceux de novembre, amélioration tendant à prouver l’inflexion de politique d’Avenance. Les parents se réjouissent de ce changement d’orientation.

 

Le point sur la réunion de décembre 2000 :

Lors de la dernière rencontre avec Avenance, il avait été convenu que nous aurions une étude sur le surcoût pour une alimentation labellisée, une pour une alimentation « bio », que le bœuf serait remis en cantine lorsqu’il serait parfaitement traçable et qu’il serait de race bouchère.

Or, les études ne nous sont pas parvenues et le bœuf de race laitière a été réintroduit. Mme Poletti fait remarquer que les étiquettes ne portent pas la mention de l’élevage d’origine. Mr Dubot répond que c’est impossible au niveau collectif car la mise en place de telles mesures prend 5 ans et qu’Avenance n’y travaille que depuis 2 ans.

La question se pose de savoir s’il est opportun de garder le bœuf dans ces conditions.

 

Qualité des aliments :

Mme Picault engage la discussion sur la relation prix des ingrédients/qualité des aliments proposés. Mme Douy demande à ce que le cahier des charges régissant le contrat entre Avenance et la commune nous soit communiqué. Mme Brixy s’y engage.

Les étiquettes sont le seul moyen pour les parents d’avoir accès à la qualité de ce qui est servi aux enfants, c’est pourquoi ils demandent de pouvoir consulter la totalité des étiquettes, en référence au B.O. du 25/06/01 paru le 28/06/01 sur la restauration scolaire. Mr Dubot s’étonne de cette exigence, unique à sa connaissance dans son secteur, et promet de les mettre à disposition, y compris pour les produits frais, les laitages, les produits d’assaisonnement et de cuisson. Il rappelle que la traçabilité n’est obligatoire que sur le bœuf.

Les légumes sont a priori sans OGM (note de la secrétaire: législation en vigueur, donc pas plus de 1% d’OGM).

Mme Picault pose la question de savoir ce que l’on entend par « viande rouge de dinde ». Mr Dubot se renseigne et nous donne la réponse.

 

La cuisine se fait à partir de produits frais selon Mr Heim. Il élabore lui-même les sauces. Les parents s’étonnent de ne plus voir les étiquettes des œufs frais entrant dans la composition des pâtisseries mais de ne trouver que les références d’œufs écalés, en poudre ou liquide. Pour les potages, les sautés, le hachis parmentier, par exemple, les légumes sont frais. Par contre la brandade n’est que réchauffée.

La réduction des graisses et du sel dans les plats: Mr Dubot intervient auprès des industriels pour que cette diminution soit effective sur les plats préparés, soit le plat principal généralement. Les parents demandent à ce que la proportion de plats cuisinés sur place augmente afin de diminuer le recours au sel, premier des conservateurs.

Le pain est fourni par les deux boulangeries de la Frette, 1 mois chacune. Il y aurait la possibilité de le faire venir d'Herblay (ou autre) mais la Mairie insiste sur le fait qu'il faut privilégier les commerçants de la Frette. Compte tenu de ce qui s’est passé l’an dernier, les parents demandent à ce que les conditions d’hygiène soient contrôlées régulièrement, quitte à faire appel aux services vétérinaires plus fréquemment.


 

Quantités servies :

Madame Poletti pose la question des grammages et des apports nutritionnels (cf B.O. du 28/06/01 annexe 3). Ils répondent aux normes selon Mr Heim. Il y a relativement peu de pertes.

Monsieur Heim fait circuler les « feuilles d’évaluation » qui sont remplies par les ATSEM (en maternelle) et les surveillants (en primaire) afin d’estimer, pour chaque plat servi, la quantité restant dans les assiettes des enfants. Ce questionnaire est réalisé sur une ou deux tables et pendant plusieurs jours de chaque semaine (sauf CLAE). Les résultats montrent que les assiettes sont majoritairement vides ou à moitié vides, excepté pour certains plats spécifiques.

 

Allergies/ intolérances alimentaires :

Avenance ne prend pas en charge les enfants allergiques.

La mairie demande un certificat médical pour compenser les plats « déclencheurs » pour un enfant, dans le cas où l’allergie est limitée. Si par contre l’allergène est trop répandu (arachide) ou a une mention non obligatoire pour les fabricants (graine de lupin,..) l’enfant sera accueilli en cantine mais amènera son propre repas.

 

Les questions de Mr Dubot :

Vos enfants mangent-ils bien, sont-ils contents?

Globalement oui si on les écoute. Mme Orrit signale que souvent les fruits ne sont pas mûrs ou ont peu de goût.

Par contre, la ratatouille fait l’unanimité chez nos enfants (« ajoutez du riz ! » nous glisse Mr Heim, et pour les épinards, moitié purée de pommes de terre !)

 

Demandes qui doivent étudiées avec réponse écrite retournée aux associations

Avenance répond dans les trois semaines et Mme Brixy s’engage à suivre.

            • Cahier des charges mairie/Avenance

• Coût des ingrédients d’un repas

• Surcoût d’une alimentation labellisée

            • Surcoût du bœuf race bouchère

            • Prix des œufs « plein air »

            • Définition de la viande rouge/blanche de dinde

 

A titre indicatif, un repas est actuellement facturé 16F42 par couvert. Mr Dubot considère que les ingrédients représentent environ la moitié de cette somme, l’autre correspond à la prestation de service. Ce qui donne une qualité nutritionnelle moyenne, toujours selon lui.

Le surcoût étudié il y a 6 mois pour une alimentation labellisée est d’environ 1F70 par couvert. L’étude sur le bio n’a pas été faite car trop insignifiante en nombre (Note de la secrétaire : elle a été réalisée à Bessancourt par Avenance, mais le « bio» ne peut être assuré que sur certains produits).

 

Propositions des parents

            Améliorer la qualité des morceaux servis quitte à en diminuer la fréquence (p.ex.: supprimer le collier de bœuf, de 3° catégorie)

            • Penser à l’agneau et au veau en tant que viande

            • Favoriser le fait que les enfants se servent eux-mêmes à la table en multipliant les points de distribution

            • Se retrouver avec la mairie rapidement pour revoir le fonctionnement et l’organisation de la cantine, hors domaine d’Avenance.

 

 

La réunion est levée à 20H.