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      LA VRAIE VIE DE SEBASTIAN KNIGHT NABOKOV, V.    
      COSMOS GOMBROWICZ, W.    
      DEMAIN, DANS LA BATAILLE, PENSE A MOI MARIAS, J.    
      MANSFIELD PARK AUSTEN, J.    
    FRERES ET SOEURS COMPTEN-BURNETT, I.  
      LA DAME DU LAC CHANDLER, R.    
      LA GRIMACE BOLL, H.    
      LE PLAN DECHIQUETE KOBO ABE    
      LE RENONCEMENT VILAIN, Ph.    
      MAUVAISES NOUVELLES TREVOR, W.    
      TRISTESSE ET BEAUTE KAWABATA, Y.    

LA VRAIE VIE DE SEBASTIAN KNIGHT
de NABOKOV, V.
 
 Roman
 
: Résumé :
 Commentaires
 

Auteur : Nabokov, Vladimir (1899-1977)


Année de publication :1941
Edition :SEUIL (-Point roman)


Résumé :
Sebastian est né en 1899, à St Pétersbourg, de père russe et de mère anglaise : il est resté très attaché à cette mère, Virginia, qu'il a à peine connue : elle est partie tôt avec un amant. Devenu adulte et écrivain, il adopte son nom de jeune fille , Knight, un nom qui signifie " chevalier ", et il écrit en anglais. Son père était mort pour elle, en duel.
Après la mort, en 1936, de Sebastian, son demi-frère, narrateur de l'histoire, veut écrire sa biographie. D'abord pour le réhabiliter, car Sebastian, après un certain succès, est à présent considéré comme un écrivain obscur, pratiquant une écriture trop expérimentale, et d'autre part individualiste, narcissique, étranger à son époque.
Le narrateur, en outre , a toujours été attiré par Sebastian et lui voue une forte admiration depuis l'enfance. Or, Sébastian, de six ans son aîné, " trop jeune pour être un guide, trop âgé pour que s'établisse une complicité, n'a jamais voulu communiquer avec lui. A la fin de sa vie, pourtant, il lui a enfin écrit une lettre dans laquelle il réclamait sa présence. Sans le dire, il était mourant, et son demi-frère restait sa seule famille. Mais le narrateur a également manqué cet ultime rendez-vous : il veillait un autre mourant sans le savoir !
Pour en savoir davantage sur Sébastian, le narrateur s'inspire de ses ouvrages, l'un d'eux, " Objets trouvés " , contient beaucoup d'éléments biographiques. Il contacte les proches du défunt : Mr Goodmann, son dernier secrétaire, qui écrivit sur lui une biographie ironique, Clare Bishop, la compagne essentielle de Sebastian pendant six ans , ne veut pas le rencontrer et décède peu après . Un poète, Sheldon, une amie de Clare, Mlle Pratt lui donnent de quoi recomposer certaines scènes. Un ami de collège, Rosanov, lui parle de sa jeunesse russe et d'une. mystérieuse jeune femme que Sebastian rencontra en Alsace. Il se fait aider d'un détective.
Le narrateur s'est-il réellement approché de Sebastian ? Une série de portraits négatifs mais intéressants, et quelques séquences reconstituées sont un maigre butin. Le narrateur est obligé de compléter subjectivement le portrait, s'exprime en son propre nom, et s'éloigne de son modèle tout en sentant s'être glissé dans sa peau.



Commentaires :
Le livre explore les relations de l'écrivain et de son personnage. Sebastian est devenu un personnage de fiction pour son biographe.
Sebastian veut être anglais comme sa mère qui lui a manqué., écrit en anglais et redevient russe dans les dernières années de sa courte vie. Nabokov écrit là son premier roman en anglais. Avons-nous le Nabokov russe qui se penche sur l'exilé anglophone ? Le narrateur recherche très systématiquement ce qui reste de russe chez Sebastian.
Expérimentations : " Sebastian a présenté dans son premier livre les différentes manières de composition à travers des personnages… Dans le second, il explore l'idée du destin, les procédés utilisés pour le rendre ".
Solitude de l'intellectuel :
Sebastian est incompris des critiques et écrivains frivoles de son époque, qui le jugent obscur, ne saisissant même pas la parodie, et ignorant la lecture au second degré qu'on doit pratiquer dans son cas. Ils manquent singulièrement de culture : Mr Goodmann ne reconnaît même pas une parodie simple de Hamlet dans une nouvelle de Sebastian.
Fausse autobiographie :
Nabokov a mélangé des détails connus de son histoire personnelle avec d'autres qui en diffèrent complètement pour tirer le portrait de Sébastian.
En comtemplant le portrait de Sebastian, "en tant que Narcisse se reflétant dans l'eau ", éxécuté par un bon peintre qui ne le connut que très peu, le narrateur médite : " Je ne sais quel fut son secret à lui, mais j'ai moi aussi appris un secret à savoir : que l'âme n'est qu'une manière d'être, non un état constant, que toute âme peut être vôtre, si vous découvrez et suivez son ondoiement. L'au-delà , ce n'est peut-être que la pleine aptitude à vivre consciemment en toute âme choisie, en autant d'âmes que l'on veut, toutes inconscientes de ce qu'elles portent d'interchangeables. Et donc, je suis Sebastian Knight… je ne puis sortir de mon rôle : le masque de Sebastian a épousé la forme de mon visage…Je suis Sebastian, ou Sebastian est moi, ou peut-être sommes-nous , lui et moi, un autre que personne ne connaît ".
   
           

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COSMOS de GOMBROWICZ , W.
     
  Roman     Auteur : GOMBROWICZ , Witold ( 1904-1969), polonais.
     
       

Année de publication :1965.
Edition :Gallimard-Folio, 1972 .


Résumé :
Le narrateur, étudiant, et son ami Fuchs qui appréhende de reprendre son travail dans un bureau d'étude, ont encore deux semaines de vacances devant eux. Arrivés dans un village, cherchant une pension de famille, ils aperçoivent dans les fourrés un moineau pendu à hauteur d'homme. Inquiets et curieux, ils prennent pension dans la maison d'en face et commencent à observer le comportement des logeurs :
Le maître de maison, Léon parle un curieux langage fait de néologismes, fabrique des boulettes de pain qu'il sale et observe à la loupe pendant les repas. Sa femme s'appelle Bouboule. La servante Catherette a un morceau de la lèvre inférieure un peu de travers, suite à un accident : ce morceau de chair semble pendre .Léna , la fille de la maison, est fort avenante mais mariée à un architecte qui parle vraiment très peu.
Bientôt , toutes sorte de signes indiquent aux garçons la route vers l'étrangleur de moineaux .Une ligne au plafond qui forme une flèche, un bout de bois dans le jardin pendu au bout d'une corde, un timon dans une cabane qui désigne la chambre de Catherette… dans laquelle il n'est pas normal de trouver un clou enfoncé dans le mur, très bas, et encore moins une aiguille et une lime plantées dans la table…d'autres anomalies se précisent : Bouboule tape de toutes ses forces avec une pioche dans une souche , la nuit .des bruits violents se produisent , chez Léna et son époux, qui cessent dès que le narrateur frappe à leur porte.
Venu les épier par leur fenêtre éclairée, du haut d'un sapin, il voit Léna se déshabiller, pendant que son mari regarde fixement une théière, puis éteint la lumière.
De rage, le narrateur en étrangle le chat de Léna et le pend. Le lendemain de cette nuit funeste, tout le monde cherche le coupable…on se demande si la famille est vraiment anormale, ou si Fuchs, et le narrateur, ne sont pas en train de délirer, tant de petits faits ayant pour eux commencé à prendre une sorte de signification. Alors, Léon décide une excursion commune dans la montagne pour se changer les idées…


Commentaires :

Cosmos:
V vouloir mettre de l'ordre dans le chaos ou révéler le chaos sous l'ordre apparent ?
A partir du fait étrange de ce moineau pendu, les garçons cherchent à mettre au jour la faille en se repérant dans un dédale de signes et de petits faits qui les obsèdent. C'est un regard d'enfant qui le plus souvent, préside à leurs découvertes. Qui d'autre qu'un enfant observe avec intensité un enchevêtrement de lignes et de craquellement dans le plâtre, de taches brunâtres dans l'angle d'un plafond par ailleurs blanc, et y voit une carte géographique, avec des indices ? Et qui d'autre qu'un enfant, verrait dans une sorte de ligne zigzagante à un autre plafond….une flèche ? Qui repère les petits défauts physiques ( un bout de chair de travers), en est choqué et fasciné à la fois , nous les rend obscènes ? Et qui s'intéresserait encore aux manies langagières et autres du maître de maison ?
Retourné à ces indices de chaos originel, plus vrais que la réalité apparente, les protagonistes jouent sérieusement à détraquer encore plus la réalité : d'abord, dans le langage qui s'affole au point de perdre les notions élémentaires de syntaxe ( c'est Léon qui a donné l'exemple), en diverses occasions. Puis de trouver la solution de l'énigme : qui a tué le moineau et donc fera pire ? Peut-on provoquer la catastrophe ou la précipiter ?
Mais il n'y a peut-être qu'une autre façon de voir ? Et si les protagonistes de la maison ne livraient que des indices de folie et étaient loin de céder à la catastrophe que leurs attitudes suggèrent ?
Quelque chose dans l'utilisation d'un lexique concret et obscène, dans le ton , les rythmes, fait penser à plus d'un texte de Rimbaud en vers ou en prose.

     
 
 
Résumé
Commentaires

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DEMAIN, DANS LA BATAILLE, PENSE A MOI de MARIAS, J.
     
  Roman    

Auteur :Marias, Javier.( Né en 1951.)Espagnol


Année de publication :1994
Edition : Trad. 1996 , Rivages.


Résumé :

Un soir, à Madrid, rue Conde de la Cimera,un appartement bourgeois. Marta Tellez, jeune femme de trente ans a invité le narrateur à dîner. Il espère qu'il s'agit d'un rendez-vous galant. Lorsque le mari de Marta, Eduardo Dean, téléphone de Londres et s'enquiert de sa femme et de son fils Eugenio, deux ans, elle n'évoque pas son invité.
Après avoir persuadé Eugenio d'aller dormir,, le couple commence à s'occuper d'eux-même .Marta est prise d'un malaise soudain. Elle meurt dans les bras du narrateur, au bout de soixante-dix pages qui n'auront été, pense-t-il que quelques minutes.
Le narrateur ne veut pas compromettre Marta ( Il est déjà temps de dire " sa mémoire "), appeler son mari car elle n'aurait pas voulu . " Il me tuerait " avait-elle dit. Il ne peut emmener l'enfant, ni le laisser, ni appeler la famille. Ni rester. En partant, il laisse de la nourriture à Eugenio sur la table de la cuisine, et deux téléviseurs allumés avec deux films différents, et le son très bas. Il a rhabillé Marta et l'a couchée sous une couverture .Il emporte tous les enregistrements récents du répondeur téléphonique ;
Le répondeur lui apprend qu'elle avait un amant qui ne pouvait venir ce soir-là : lui est le remplaçant du remplaçant du mari. Aurait dû l'être.
Dans la vie, il est " nègre " de " nègre ", écrivant des scénarios et des discours pour le compte d'un certain Ruiberriz, , censé se charger de ce travail qui les revend à une personnalité censée les avoir écrites elle-même.
Aux funérailles de Marta, , caché derrière un bosquet, il repère les membres de la famille, le vieux Tellez,Luisa, la sœur de Marta,, Eduardo, le mari. Ce dernier est déterminé à retrouver le visiteur de Marta, qui a dû laisser des traces sur son passage. Le narrateur se fait connaître , anonymement, se faisant passer pour Ruiberriz. Le vieux Tellez lui donne du travail d'écriture pour un individu désigné par l'expression " Only you ", grand magnat de l'édition .
Au bout d'un mois, il connaît un peu la famille : Luisa semble avoir deviné que c'était " lui ". Un jour, il est mis en présence d'Eugenio, qui le nomme : Itor. Par la suite, le narrateur donne son nom aux lecteurs ainsi qu'aux Tellez : Victor Francès. Il arrive à discuter avec Luisa, et attend le rendez-vous avec Eduardo son presque-rival qui a quelque-chose à lui raconter depuis le début.



Commentaires :

Le titre est tiré de la pièce de Shakespeare Richard III ; à l'aube de la bataille, il s'entend interpeller par les spectres de ses victimes : " Demain, dans la bataille, pense à moi ! Et que tombe ton épée émoussée ! Désespère et meurs ! ". ce n'est qu'au dévoilement final, à la rencontre avec Eduardo que le message prend son sens. …
Le texte tout entier est rapporté par le narrateur, ses pensées, comme ce qu'il voit et les discours qu'il adresse aux autres, ainsi que les paroles qu'on lui adresse, et les pensées qu'il prête aux autres. Il utilise pour cela , assez souvent le discours direct et le monologue souvent mis entre parenthèse. L'ensemble a parfois l'air d'une sorte de cacophonie. Le rythme se ralentit et s'accélère sans transition , au gré de ses pensées et réactions. Il se dit " haunted " par la situation créée. A Madrid,où il se trouve, il pleut tout le temps, et c'est l'hiver : on se croirait à Londres, où se trouve Eduardo…

     
 

 

 

Résumé

 
 
Commentaires
               

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MANSFIELD PARK de AUSTEN, J.
        Auteur :Austen Jane ( 1775-1817). Anglaise.

Personnages : Fanny Price et son cousin Edmond, les deux principaux protagonistes. Mary Crawford et son frère Henry, les perturbateurs. Sir Thomas et Lady Bertram, les parents. Mrs Norris, la vieille tante avare. Julia et Maria, sœurs d'Edmond. Susan, cousine de Fanny.

Année de publication :1815
Edition : 10/18 .

Résumé :

Trois sœurs, Lady Bertram, ,Mrs Norris et Mrs Price ont épousé la première un Lord, la deuxième un bourgeois, la troisième un matelot alcoolique .Mrs Norris n'a pas d'enfant et veut être charitable pour se prouver qu'elle est bonne. Elle fait venir de Portsmouth, sa nièce défaforisée F anny Price âgée de dix ans. pour l'élever chez elle à Mansfield Park., propriété familiale commune. Mais la fillette devra habiter chez les Bertram ; et à leurs frais, Mrs Norris étant trop avare pour la prendre. Effrayée dans sa nouvelle demeure, tolérée davantage qu'aimée, la timide et honnête orpheline à l'on confie trop souvent des tâches ménagères, trouve un allié et un confident dans la personne de son cousin Edmond, seize ans. Un tendre sentiment les unit qu'ils ne s'avouent pas. Quelques années plus tard, au presbytère des Grant, autres résidents de Mansfield Park, arrivent de Londres, Mary Crawford et son frère Henry. Edmond s'éprend de Mary , mais, cette jeune femme un peu frivole va-t-elle vouloir d'un pasteur pour époux ? Henry tente sa chance auprès de toutes les filles de Sir Thomas Bertram, et fait une cour assidue à Fanny, qui vient d'avoir dix-huit ans et va faire son entrée dans le monde. Mais Fanny , que son oncle voudrait bien marier, va-t-elle vouloir d'un époux séducteur, malgré sa fortune et son beau parler ?


Commentaires :

Fanny Price : un nom qui n'est pas choisi au hasard. Ses cousines qui sont censées valoir bien davantage ne font que se vendre au plus offrant, mais à des personnages médiocres. Fanny, qui paraît l'humilité même, et qui, à la vérité se sent redevable de la faveur qu'on lui a faite de l'éloigner de son milieu social défavorisé, ne peut que désirer la richesse spirituelle. Et cependant, pour être retournée à Porthsmouth, huit ans après avoir été adoptée par sir Thomas, son oncle, elle se rend compte que l'argent est nécessaire à faire valoir une personne qui a du prix .

     
Roman
Résumé
Commentaires
 
               

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FRERES ET SOEURS de COMPTEN-BURNETT, I.
     
  Roman     Auteur :COMPTON-BURNETT , Ivy (1892-1969), anglaise.
Année de publication :1929
Edition : Gallimard ( L'Imaginaire).

Résumé :

Andrew Stace, gentleman farmer qui va bientôt mourir laisse son domaine à Christian son fils adoptif et une rente à Sophie , sa fille. Les deux jeunes gens , qui ont toujours vécu ensemble, font connaître leur intention de se marier. Il s'oppose à cette union, puis renonce et laisse seulement une lettre dans son secrétaire " à ouvrir après ma mort par Christian ". le mariage a lieu , puis les obsèques du maître des lieux, mais personne n'ouvre le secrétaire.
Vingt-sept ans plus tard, on va fêter les vingt-cinq ans d'Andrew, premier -né de cette union. Lui, Dinah sa sœur , vingt-quatre ans, et Robin , le petit dernier, vingt-deux ans ans, sont traités comme des enfants ;. Robin a toutefois le droit de gagner sa vie à Londres .
Christian, médecin surmené, connaît peu ses enfants qui vivent sous l'emprise de Sophie, dans leur ancienne nursery, rebaptisée " studio ". Pour se divertir, on reçoit quelques voisins:
:Le cousin Peter, bavard, et pique-assiette, sa fille, la pauvre Tylla, , qui tient le ménage du vieux despote, et s'occupe de son jeune frère Latimer, légèrement débile.
Un autre couple de frère et sœur de l'âge des Stace Jullian et Sarah, qui vivent modestement et font semblant d'avoir de l'argent. Jullian se préoccupe d'une chose qu'il énonce plaisamment ainsi : " Comment faire pour que mon absence ou ma présence représente un vide non négligeable pour moi comme pour les autres ? "
Un quatrième couple de frère et sœur, Edward, pasteur, et Judith, qui vivent dans une certaine gêne sans le cacher.
Toutes les jeunes femmes précitées voudraient plus ou moins épouser Andrew, et les jeunes gens Dinah. Mais , au vrai, ils préfèrent rester comme ils sont, car l'inceste, pratiqué ou non, reste plus fort que l'attirance pour un partenaire qui ne soit pas de la famille.
Personne chez les Stace n'a jamais ouvert le secrétaire ni lu la lettre adressée à Christian. Le secret du vieux Stace semble trop facile à deviner pour qu'on mette les choses au point.
Un couple de frère et sœur français , Gilbert et Caroline, et leur mère Mrs Lang, qui viennent de s'installer va précipiter les événements et obliger les Stace à ouvrir le secrétaire et à lire la lettre avec un étonnement , qui pour n'être pas tout à fait sincère, va déstabiliser l'équilibre familial.


Commentaires :

la technique narrative est celle des dialogues et du discours indirect libre, avec peu de descriptions ;. C'est sur le ton le plus ordinaire que les personnages se disent les pires méchancetés, et avec beaucoup d'emphase qu'ils se communiquent des choses de peu d'importance .L'absence de chagrin réel de Sophie qu'elle transforme en deuil exubérant finit pourtant par la perdre. Peter, Tylla , et Latimer forment un trio comique, et Tylla se venge d'être coincée entre père grincheux et tyrannique et frère demeuré, en devenant l'une des plus belles langues de vipère de la littérature.

     
 
 
 
Résumé
Commentaires
               

Tous les titres
LA DAME DU LAC de CHANDLER, R.
  Roman
Noir
Auteur : CHANDLER Raymond ( 1888-1959) Américain.

Année de publication : 1943
Edition : Gallimard- Folio , 1995.

Résumé :

Marlowe est employé par Derace Kingsley, riche propriétaire d'une usine de parfum à Los Angeles. L'épouse de ce monsieur, Crystal, est absente depuis plusieurs mois, et il craint qu'elle n'aie épousé un gigolo , Chris Lavery, et passé la frontière mexicaine. Pour divorcer et se remarier, il faut qu'il la retrouve : elle a un compte en banque bien garni.
Marlowe constate que le gigolo de Crystal s'est fait tuer et il se rend à Puma Point, un beau chalet dans la montagne, où résidait la disparue. Le gardien, Bill Chass lui apprend que sa femme à lui, Muriel, s'est aiussi volatilisée le même jour que l'autre, le 12 juin , un mois plus tôt. Les deux hommes vont boire un petit jus près du lac, particulièrement beau mais il ne faut pas y regarder de trop près…


Commentaires :

Il y a bien une sorte de dame dans le roman, mais c'est Mlle Adrienne Frommsett, la maîtresse de Kingsley, à peu près honnête, distinguée, belle, une rareté chez Chandler.
On sait que Lancelot reçut d'une dame , la fée Ninienne, un anneau d'or pour se protéger des maléfices et les déjouer. Mais dans le lac à Puma Point, se trouve une femme soumise aux lois de la décomposition, une vraie mortelle, qui fait penser à deux femmes différentes( et on ne peut se prononcer), bien peu dames par ailleurs. Tout de même Marlowe découvre un petit cœur en or ayant appartenu à la mauvaise femme du lac, et qui lui apprend son identité, le mettant définitivement sur la piste. Et cette troisième femme est encore pire que les deux premières .Pauvre chevalier ! On se rappelle que dans " Le Grand sommeil " déjà, Marlowe était coincé entre Vivian et Carmen, tout un programme littéraire autant que policier.

 
Résumé
Commentaires
   

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LA GRIMACE de BOLL, H.
     
  Roman     Auteur :Böll, Heinrich (1917-) Allemand.
Année de publication :1963
Edition : SEUIL , Point-roman.

Résumé :

Fils d'un magnat de l'industrie, Hans Schnier, 20ans, s'est fait clown pour se révolter contre son milieu, et le tourner en dérision. Il vit avec Marie qui est catholique. Les représentants de son groupe socio-culturel manifestent leur hostilité à son égard et commencent à l'exclure. Elle décide de quitter Hans pour Küpfner, premier dignitaire de l'église catholique allemande.
A Bonn, Hans, qui ne veut pas d'une autre femme, la cherche. Il s'est blessé au genou, s'alcoolise dans sa chambre d'hôtel , téléphone à tous ceux qui ont connu Marie ? Ne recueillant qu'hostilité, pitié ou mépris. Grimé, il s'installe sur le quai de la gare : c'est pour croiser Marie qui rentre de voyage de noces.


Commentaires :

Le roman est un long monologue et un mono-dialogue :téléphonique.Hans se souvient de l'époque nazie , de l'engagement de ses parents au troisième Reich, du sacrifice de sa sœur Henrietta, vendue à la DCA allemande en 1945. En même temps qu'il évoque le passé, il fustige les industriels, pour qui seul le point de vue économique compte, Adenauer, les catholiques sclérosés par l'amour et la miséricorde, et le protestants avec leurs problèmes de conscience. Sa vision du mariage et des rôles homme-femme, reste traditionnelle.

     
 
 
Résumé
 
Commentaires
               

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LE PLAN DECHIQUETE de KOBO ABE
     
  Roman     Auteur : Kobo, Abe (1924-93), japonais.

Année de publication : 1967
Edition :Stock ( Bibliothèque cosmopolite), 1993.

Résumé :

Un détective d'une agence privée à Tokyo (jamais nommée) est chargée de retrouver un certain Nemuro, disparu depuis six mois, dont la fiche signalétique nous est fournie en exergue du roman : 34 ans, chef de division aux entreprises Dainen, vendeur.
Le narrateur-détective s'aperçoit vite que la personnalité du disparu est difficile à déterminer à cause de sa famille. Nemuro Haru , toujours porteuse d'un discours sibyllin, affirme que le seul indice est une pochette d'allumettes venant d'un bar où l'on semble recruter des chauffeurs de taxis " au noir ". Mais pourquoi Nemuro serait-il devenu chauffeur ?
Le détective rencontre aussi le supposé beau-frère de Nemuro, dont il va découvrir qu'il est proxénète ;et fait sans doute travailler sa sœur. Un jeune homme de l'entreprise Dainen, Tashiro, que Nemuro devait voir avant de s'en aller définitivement, entraîne l'inspecteur sur des pistes fausses en avançant des théories et se rétractant ensuite. Perdu dans le labyrinthe des quartiers de Tokyo, le détective est amené à faire toutes sortes d'hypothèses qui n'aboutissent pas , à partir de la suspicion qu'on a tenté de se débarrasser de Nemuro. Qui aurait voulu empêcher sa femme de se prostituer.
Puis le frère de Haru meurt dans une rixe. Et c'est Tashiro qui menace de se suicider au téléphone, si l'on continue l'enquête.
Le détective se retire de l'affaire et se fait tabasser dans le bar où l'on se livres à toutes sorte d 'activités illicites. Il perd la mémoire à la suite d'un mauvais coup et vit des expériences éprouvantes : un quartier où il croit reconnaître des bâtiments cesse d'exister dès qu'il s'en approche. Il erre au hasard, dans la ville et la trouve vidée de ses habitants …
Considérant les maigres indices qu'il possède , sur l'homme qu'il recherchait, il s'en sert à présent pour tenter de savoir qui il est lui-même. Une pochette d'allumettes. Un numéro de téléphone .celui de la femme de Nemuro , pense le lecteur ( à moins qu'il n'ait également perdu la mémoire ?).
Elle vient le chercher : elle lui dira qui il est. Mais , c'est une femme de petite vertu, aperçue au bar qu'il voit apparaître. Il se dissimule.
Le voilà enfin soulagé : il renonce à en savoir davantage. Il a l'impression de partir sur un chemin nouveau. :
" A quoi servirait-il qu'on me découvre ? désormais, j'aspirais à un monde que j'aurais moi-même choisi. Ce serait mon monde à moi que j'aurais élu librement ".


Commentaires :

Le plan inutilisable de la ville, c'est aussi la " carte " de la personnalité du disparu, remplie de quartiers, immeubles, parkings, bars, anecdotes, photos, … qui sont autant de signes mais pas de points de repère .Lorsque le détective devient amnésique, il est semblable à l'introuvable homme qu'il cherchait.
Les relations entretenues avec les personnes interrogées sont autant de dialogues de sourds : elles répondent une question par une autre, ou par une information invérifiable et qui n'a rien à voir avec ce qui est demandé. Le détective apprend bien quelque-chose sur les activités frauduleuses des gens qui entouraient Nemuro. L'enquête policière est d'ailleurs assez banale, même si entourée de mystère et de pérégrinations sans fin sur les lieux que le disparu est censé avoir hantés. Il s'agit bien d'un individu que l'on a fait disparaître d'une façon ou d'une autre p arce qu'il était gênant. Toutefois , l'acharnement du détective qui se passionne pour une histoire inélucidable , d'où il ferait bien de se retirer, son goût particulier pour la fréquentation de gens qui lui paraissent détenir un secret, pour les lieux inquiétants, où l'on ne peut plus se repérer, font de l'enquête une quête. Ce n'est pas une quête d'identité : c'est au contraire lorsqu'il est sans recours, en pleine déréliction, que le narrateur semble avoir atteint un but qu'il ignorait rechercher. Est-ce une opération suicidaire ? Une quête mystique ? ….on peut faire différentes lectures.

     
 
 Résumé
 
Commentaires
               

  Tous les titres    
LE RENONCEMENT de VILAIN, Ph.
     
  Roman     Auteur :Vilain, Philippe (né en 1969). Français.

Année de publication :2002
Edition :Gallimard, 2002


Résumé :

Le narrateur évoque et relate une liaison qu'il a eue huit ans auparavant pendant neuf mois environ. .Il était étudiant en lettres , venait de la province, y avait laissé un père alcoolique, un milieu social modeste. Auprès de ses condisciples, il passait pour naïf et un peu démodé.
C'est dans ces conditions qu'il commence à fréquenter Catherine, vendeuse dans un grand magasin, divorcée, isolée elle-aussi., âgée de 47 ans ( Il en a 22.). Ils n'osent pas s'afficher réellement à cause de la différence d'âge. .Il consent à cette liaison plutôt qu'il ne la goûte. Catherine lui paraît l'initiation obligée avec la femme mûre, et elle " fait jeune ".Le rassure parce qu'elle n'a pas de culture ( " Ma littérature l'impressionnait ").L'ennuie aussi ( " le plus souvent, nous restions assis l'un en face de l'autre sans rien avoir à nous dire ").°
Progressivement, il s'aperçoit qu'il sort avec Catherine parce qu'il se sent une dette envers ses parents pauvres et laissés en province, et qu'il ne s'autorise pas de relation avec une femme jeune et plus proche de ses goûts intellectuels. Pourtant cette dette ne fait que grandir :
En effet, Catherine se croit enceinte mais c'est la ménopause Bientôt, elle tombe en dépression, veut rompre et il ne la retient pas. D'autre part son père meurt avec lequel il n'avait jamais eu beaucoup de contacts…
Il prend un travail en province dans un bureau, abandonnant tout prétention intellectuelle, et sort avec une femme de son âge, Carole, universitaire, se met en ménage avec elle. Elle est enceinte….
Retournant au domicile de Catherine, qui a déménagé ; il apprend qu'elle avait fait une tentative de suicide , après leur rupture. Se reprochant de ne pas l'avoir assez aimé, il écrit pour se souvenir d'elle.


Commentaires :

C'est un récit qui parle essentiellement de la culpabilité et de l'insatisfaction qu'elle engendre. Le narrateur n'est pas très heureux avec Catherine. Lorsque la liaison cesse, il se reproche son attitude envers elle( qui, aux yeux du lecteur n'a rien de répréhensible).
Au lieu de se consacrer à la littérature qu'il aime, il s'en dégoûte , et va travailler dans un bureau se faire humilier des années durant par un petit chef.
Quand à sa nouvelle amie, il la supporte avec beaucoup de réserves. Leur rencontre : " Une attirance physique, l'envie de rompre ma solitude, le besoin de changer de vie. Il n'est pas rare de voir des célibataires, lassés des aventures ou de l'abstinence, prêts à prostituer leurs goûts, leurs convictions, et à troquer leur solitude contre une compagnie médiocre ".Il est mécontent de son bonheur, de son confort matériel, de l'enfant à venir, tout cela l'écoeure.
Timidement pourtant, il renoue avec la littérature , pour écrire sur Catherine, certes et s'accuser , mais pour écrire tout de même.
Moraliste : c'est un roman d'analyse psychologique, il n'y en a plus guère , profitons-en. L'auteur se réfère à " Adolphe " et Benjamin Constant. Il croit avoir vécu à peu près la même histoire. De nombreuses sentences parsèment le texte :
" Le bonheur montré et cette sorte de suffisance béate qui l 'accompagne , m'a toujours semblé de loin, plus que n'importe quel aveu, impudique, parce que cette joie, surtout, démesurée à mon sens, exprimait le vide de sa vie, son absence de projets personnels, son incapacité à profiter d'une certaine liberté ".
Cependant , le malheureux narrateur souffre du même vide que ceux qui affichent leur bonheur d'une façon obscène. Une telle sentence signe surtout le choix d'un style d'écriture : sobre, concis, sceptique et réfléchi.

     
 
 
 
Résumé
Commentaires
               

     
MAUVAISES NOUVELLES de TREVOR, W.
     
  Nouvelles     Auteur :TREVOR William ( irlandais)

Année de publication :de 1967 à 1990.
Edition :Phébus, (Domaine étranger), 2000.

Résumé :

9 récits brefs publiés à des dates diverses , réunies sous le titre " Collected Stories ". Des nouvelles réalistes , psychologiques, avec des thèmes communs la trahison , la vengeance, parfois on va jusqu'au tragique.
Ci-dessous, 3 nouvelles.


Mrs SILLY : Michaêl, garçonnet de neuf ans, va fréquenter la Prep-Scool, d'Elton Grange, où son père , divorcé le fait entrer. Il a l'occasion de jeter un regard neuf sur sa mère qu'il n'avait jamais quittée , qui était tout pour lui : elle porte des vêtements de quatre sous, s'habille plus mal que les bonnes, bavarde à tort et à travers, prend un professeur pour un élève, confond l'intendante et la directrice,… et la société est féroce ., Pour sa confirmation, il est content que ses camarades ne l'aient pas reconnue pour sa mère, et prétend que c'est une tante dont il ignore la parenté. Pourtant cette femme a été tout pour lui, l'est encore…


VIRGINS :En visitant la cathédrale de Sienne, Laura, quinquagénaire, reconnaît son ancienne amie Margaretta. Leur lointaine amitié reprend possession d'elles, un instant , leurs couples et enfants ne comptent plus . laura évoque le passé pour elle-même, tandis qu'elles bavardent.
Laura était surnommée " vierge sage ", et Margaretta, " vierge folle "par le père de cette dernière. Malgré leurs différences, elles n'en tombèrent pas moins amoureuses toutes deux à 14 ans de Ralph , plus âgé, atteint d'un rhumatisme articulaire qui le condamnait à brève échéance. Après sa mort, Margaretta se fâche que Laura aille sur sa tombe et lui montre la correspondance amoureuse qu'ils échangeaient. Laura se rend compte qu 'elle recevait les mêmes lettres à la virgule près. Elle n'en dit rien.
Trente -huit ans plus tard, elle n'en dira toujours rien…


MISS SMITH : James, un petit garçon un peu en retard, et trop timide, que l'institutrice a pris comme souffre-douleur. Lorsque Miss Smith a un bébé et cesse d'enseigner, James continue à se faire traiter de " vieux mollasson " par l'ancienne institutrice qui refuse de lui montrer le bébé. James trouve le moyen de s'introduire chez elle, et progressivement, il accumule les petites vengeances jusqu'au drame…

     
 
 
 
Résumés
 
               

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TRISTESSE ET BEAUTE de KAWABATA, Y.
     
  Roman     Auteur : KAWABATA , YASUNARI ( 1889-1972°)

Année de publication :1970
Edition : Gallimard

Résumé :

Oki est un écrivain quinquagénaire marié à Fumiko, dont la seule occupation est de servir de secrétaire à son époux. Ils ont deux enfants, Taichiro, professeur de littérature à l'université de Tokyo, et une fille plus jeune et dynamique. Il y a vingt-cinq ans de cela , Oki a eu une liaison avec Otoko, une jeune fille de seize ans. Enceinte, elle perdit l'enfant à dix-sept ans et tenta de se suicider. Oki ne put rester auprès d'elle à cause de la jalousie de sa femme.
Maintenant, il appris qu'Otoko , devenue artiste peintre, vivait à Kyôto et s'y faisait connaître. Il sait aussi qu'elle peint dans le style traditionnel et vit avec une autre femme, artiste également, Keiko, qui peint dans le style abstrait.
Il part à Kyôto, brûlant de recevoir son ancienne maîtresse et d'écouter avec elle le carillon du nouvel an, notamment la belle cloche du monastère de Chion.
Otoko n'a pas refusé mais elle s'entoure d'un cortège de protection, son amie Keiko, deux geishas, deux jeunes gens et le lieu de rencontre pour le dîner est public.
Keiko, qui connaît le passé de son amie , sait à quel point il pèse sur elle. Otoko ne s'est pas mariée, elle ne peut oublier Oki, et moins encore le roman qu'il a écrit sur leur liaison " Une Jeune fille de seize ans " . Et elle veut peindre son enfant mort-né qu 'elle n'a jamais vu.
Amitié ou jalousie, Keiko décide de venger son amie. Avec sa peinture, sa présence, ses insinuations ,ses menaces à peine déguisées, elle réussit à troubler Oki et sa femme. Et ce n'est pas encore assez : Tachaîro sera sa proie : jeune homme innocent, victime désignée et presque consentante, il se laisse séduire par Keiko, et n'offre aucune résistance lorsqu'il a compris qu'elle voulait se venger sur lui. Personne , d'ailleurs ne se presse de le sauver , comme si tout le monde acceptait ce sacrifice…


Commentaires :

On ne trouvera là ni tristesse ni beauté au sens occidental du terme à moins de se souvenir que la beauté que d'aucun ont pu trouver dans les tragédies, et de la tristesse majestueuse qui s'en dégage. C'est une tragédie , on sait dès le début qu'il y aura un sacrifice , qui va jouer le rôle et pourquoi. On suit le déroulement comme les étapes d'un rituel attendu, participant à la douleur des personnages : ceux qui consentent au sacrifice, la victime, et le bourreau également.
On s'intéresse également au monde d'Otoko, à son attachement mélancolique pour ce qu'elle a vécu à seize ans, au bébé mort-né qu'elle ne sait comment représenter. Keiko est son instrument de vengeance, mais elle sait que cette vengeance ne servira à personne , ni à elle , ni à Keiko.
Le sentiment cultivé ici par tous les personnages, et mis en avant, c'est la jouissance, sentiment ambigu, qui comprend le plaisir et son contraire, et qui ne se limite pas à la sexualité.
Au service d'un tel sentiment, les personnages entretiennent des relations intenses et ambiguës les uns vis à vis des autres, par le truchement d'œuvres d'art, de passions sexuelles, entre autres.

     
 
 
Résumé
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